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 [NCIS] Esprit de vengeance

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Michael Anderson

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Date d'inscription : 10/06/2008

MessageSujet: [NCIS] Esprit de vengeance   Ven 3 Juil - 16:11

Titre : Esprit de Vengeance.
Série : NCIS
Auteur : : Michael Anderson
Genre : Drame
Résumé : L'équipe du NCIS sous les ordres de Gibbs rend service à Ducky.
Message de L'Auteur : Fic courte faite à l'occasion d'un concours Wink




Cela faisait déjà un moment que j’attendais, immobile, que quelqu’un veuille bien s’occuper de moi. Un silence de mort régnait dans les locaux, ponctué seulement par les soupirs de frustrations des agents et le bruit mat des claviers.

Le chef d’équipe, un dénommé Gibbs, exprima violemment et concrètement son état d’esprit, en tapant lourdement du poing sur la table. Un peu du contenu de son café plein à ras bord se répandit sur son bureau, bientôt suivi par le contenant lui-même. D’après mon oncle, un Gibbs en manque de café était à peu près aussi compréhensif qu’un requin blanc mis à la diète. En clair, il fallait ménager ce prédateur en manque d’excitant… et ce n’était pas le jour adéquat pour un tel sevrage.
Il tonna, voulant savoir pourquoi j’étais présent dans ses locaux. Son regard en disait long sur ses intentions si, malgré son courroux, personne ne daignait lui répondre. Je commençais à m’expliquer avec renfort de mouvements, mais il sembla n’en avoir cure. Il se tourna alors vers ses hommes, en quête d’une réponse que personne, a priori, ne pouvait lui donner. DiNozzo répondit d’une grimace, tout en défroissant nerveusement sa chemise blanche immaculée, 100% coton, tandis que McGee écarquilla les yeux et se mit à bafouiller d’une façon alarmante, tapant sur son clavier à la vitesse de Flash lui-même.
L’arrivée d’un autre agent vint débloquer mon inconfortable position. Le docteur Mallard, alias oncle Ducky, avec qui je m’étais longuement entretenu à mon arrivée au NCIS. Il vint à mon secours en expliquant précisément à Gibbs la situation dans laquelle je me trouvais.
Gibbs, tout d’abord, ne sembla pas totalement convaincu.
- Cela ne relève pas de notre juridiction Ducky. Ton neveu n’est pas un marine.
- Je sais Jethro. Mais maintenant que je l’ai fait venir ici, est-ce qu’il n’y a rien que tu puisses faire pour lui ?
Gibbs, exaspéré, se pencha pour récupérer son gobelet qu’il porta à ses lèvres. Un grognement se fit entendre et ledit récipient traversa la salle en un magnifique vol plané digne des plus grands ballets aériens.
- Ducky, tu me places dans une position inconfortable…
- S’il te plaît Jethro, j’aimerais beaucoup que tu t’en occupes…

*


Il ne fallut guerre longtemps à l’équipe de fins limiers du NCIS pour trouver une piste. Je dois avouer que ma contribution dans l’enquête fut non négligeable et grandement appréciée.
Lorsque l’indice décisif fut mis en lumière, un trousseau de clé s’envola dans les airs, puis en moins de temps qu’il n’en fallu à Michael Schumacher pour remporter sa 91ième victoire en Grand Prix, nous fûmes sur les lieux présumés des faits. Le déplacement ne ce fit pas cependant sans quelques menus désagréments telles que nausées et crises d’angoisses, nullement provoqués par quelques dérèglements hormonaux, mais par la conduite très… virile de l’agent Gibbs.
Descendu de la voiture, McGee, les jambes flageolantes, vérifia un temps son GPS, puis indiqua du doigt un vieux hangar apparemment désaffecté.

**


Le reflet d’une cisaille à la lame tranchante. Le bruit d’un lourd cadenas qui tombe au sol. Une porte imposante qui coulisse en grinçant. Dinozzo entra en premier, suivi de près par Gibbs. Le hangar était froid, humide, et mal éclairé. Nos sens olfactifs furent tout de suite violemment agressés par une forte odeur de moisi aux relents prononcés de poisson avarié.
La tôle ondulée qui servait de parois au bâtiment, laissait filtrer la lumière à certains endroits. Le jour s’y engouffrait en puissants tourbillons d’où dansait la poussière en suspension, petit échantillon de la crasse entassée là au fil des années.
Au sol, de larges traînées plus claires indiquaient que le bâtiment avait été récemment occupé.
A part cela la pièce était désespérément vide. La seule infraction immédiatement identifiable concernait l'insalubrité des lieux.
- Il n’y a rien à voir ici patron....
A peine ces quelques mots prononcés que Dinozzo regretta ses paroles. Un coup de feu retentit à l’autre bout du hangar et un impact apparut dans la tôle, tout près de sa position.
- Tout le monde à terre !
Alors que l’agent McGee suivait mot à mot l’ordre donné par Gibbs, ce dernier partit en courant, suivi avec un peu de retard par DiNozzo vivement surpris par la prompte réaction de son patron. Le malfrat prenait la fuite…

***


Dinozzo rattrapa Gibbs au sommet des escaliers de l’immeuble dans lequel nous venions tous trois d’entrer. La course poursuite à travers la zone industrielle avait été longue mais le jeu de cache-cache allait bientôt prendre fin… quel que soit l’aboutissement des évènements. Les deux agents haletants se firent signe. Ils ouvriraient la porte à trois. Une par une les phalanges de Gibbs se replièrent. Lorsque le décompte prit fin, DiNozzo ouvrit la porte et… se retrouva à l’air libre. Ils étaient sur le toit de l’immeuble. Le soleil tapait durement ce jour là. Malgré le port de ses lunettes de soleil hors de prix achetées sur commande, je vis DiNozzo mettre la main devant ses yeux pour se protéger de l’astre belliqueux.
Les deux agents se couvraient l’un l’autre, tous leurs sens en alerte. Le moindre bruit pourrait trahir leur présence. Ils ne communiquaient plus que par signe.
Quant à moi, je restais un peu à l’écart, pour avoir une vision d’ensemble des évènements. Ce n’était nullement par couardise, mais parce que je pensais que comme cela je pourrais leur être bien plus utile.
Ce fut d’ailleurs le cas et une vie fut ainsi probablement sauvée. Je le vis en premier. Le bougre s’était habilement dissimulé derrière une sortie d’aération, attendant patiemment de pouvoir agir. Lorsqu’il apparut, non loin de l’agent DiNozzo, arme à la main, je criais :
- ATTENTION !
DiNozzo se jeta à terre et Gibbs réagit promptement…

****


Un coup de feu… un impact... un cri d’effroi. Le corps sans vie ricocha sur le sol tel un pantin désarticulé, avant de basculer dans le vide, le néant… là d’où personne n’était à ma connaissance jamais revenu. Cet homme ne nuirait désormais plus à personne… et en grande partie grâce à moi.
Soudain une lumière blanche, vaporeuse sembla m’entourer. Étais-je en train de perdre connaissance… ou tout au contraire… de m’éveiller ?
Merci pour tout oncle Ducky.

*****


- Ça fait une sacrée chute ça patron !
- Tu crois ça DiNozzo ?
Gibbs plissa les sourcils, ce qui fit ressortir un regard en acier trempé forgé très probablement à l'image de quelques dieux courroucés. Alors que DiNozzo s’apprêtait à se défendre, il lui revint soudain en mémoire l’accident qui s’était produit le matin même au bureau. Le café qui avait été absorbé par la moquette ne l’avait pas été par son patron. Une zone perdue quelque part dans le cerveau de Tony, coincé entre les souvenirs de la saga Vendredi 13 et ceux du dernier Playboy Magazine, émit un message d’urgence à application immédiate : ALERTE ROUGE, GIBBS EN ETAT DE MANQUE. REACTION VIVEMENT RECOMMANDEE : PRENDRE IMMEDIATEMENT LA FUITE.
- Oui boss, je vais aller… voir ce que ça donne en bas.
A l’instant même où DiNozzo pivotait sur ses talons, McGee émergea à la lumière, les mains sur les cuisses, soufflant comme un bœuf, à la recherche d’un très hypothétique deuxième souffle.
Devant un spectacle aussi jouissif, DiNozzo ne put s’empêcher de sourire, et une remarque particulièrement désobligeante lui vint à l’esprit… mais il n’eut pas le temps de la jeter au visage rubicond de l’intéressé, car autre chose venait de lui revenir en mémoire. Il se retourna vers Gibbs :
- Ah, puis au fait, merci patron de m’avoir prévenu pour le type, je dois avouer que je ne l’avais pas vu.
- De quoi tu parles DiNozzo ? Lorsque je t’ai vu plonger au sol, j’ai repéré notre homme et j’ai tiré. Ma bouche n’a pas émis le moindre son.
- Mais…
- DiNozzo, va boucler le périmètre !
L’air contrit, l’intéressé fit demi-tour une fois encore. Qui donc l’avait alors averti du danger si ce n’était son patron ? Ils n’étaient pourtant que tous les deux sur le toit… en plus du futur cadavre, cela va sans dire. Et pourtant… Perdu dans ses pensés, DiNozzo passa près de McGee sans même se souvenir de ce qu’il voulait lui suggérer quelques minutes plus tôt… Cela avait semblait-il se souvenir un rapport avec sa surcharge pondérale prononcée…
- Abby serait là, elle te dirait que c’est certainement le fantôme du neveu de Ducky qui t’a prévenu Tony.
Un sourire feint, particulièrement exagéré et désagréable apparut alors sur le visage de DiNozzo.
- Tu crois ça McGuignol ? Patron, le bleu a une intéressante théorie à nous expliquer…
- DiNozzo tu es encore là ?!
A grands pas, exagérant ses enjambées telle une araignée géante (ou un clown aux chaussures particulièrement démesurées, au choix), DiNozzo prit la direction de l’escalier…

FIN

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